Alexis Ladreyt

Promotion 2018, actuellement doctorant au LIDILEM

J’ai intégré le master de linguistique suite à une licence en LEA anglais/japonais option traduction spécialisée et un Diplôme d’Université en français langue étrangère et seconde (DU FLES). Je suis actuellement doctorant contractuel en linguistique dans le laboratoire du LIDILEM (Laboratoire de Linguistique et Didactique des Langues Etrangères et Maternelles) et je travaille sur l’analyse des structures figées spécifiques à l’oral dans une perspective de comparaison entre le français et le japonais.

Loin de se borner à la simple étude des mécanismes formels de la langue (syntaxe, sémantique, grammaire, phonétique), le master offre de nombreuses perspectives d’étude du langage, perspectives souvent connexes à d’autres domaines comme la neurolinguistique, la psycholinguistique (lien entre pensée et usage de la langue), la sociolinguistique, la didactique des langues (enseigner la langue), le traitement automatique des langues (linguistique informatique), la linguistique contrastive (comparaison linguistique et interculturelle entre les langues), la dialectologie ou l’acquisition du langage (chez l’enfant notamment) pour ne citer que les principaux axes d’enseignement du cursus. Il y a donc une pluridisciplinarité qui constitue l’un des points forts de cette formation.

En outre, il est vrai que nombreux sont ceux pour qui un cursus en linguistique renvoie nécessairement à l’étude spécifique de la langue française. Toutefois, force est de constater que le parcours offert par le master Linguistique m’a permis de jouir d’une certaine flexibilité et d’un panel assez large de cours aux applications multiples, constituant ainsi un milieu propice à la poursuite de mes travaux sur la langue japonaise. L’un des points forts de cette formation, me semble-t-il, est la possibilité de s’ouvrir à l’étude d’autres langues que le français, ce qui constitue un plus selon moi pour les personnes issues de cursus en langue étrangère. À noter qu’il est tout à fait possible grâce à ce master d’effectuer une mobilité à l’international. Pour ma part, dans le cadre de mes recherches, j’effectue grâce au laboratoire du LIDILEM une cotutelle avec l’université de Tsukuba (Japon) afin de collecter des données et d’être formé auprès de spécialistes de mon domaine de recherche.

Si vous avez des questions sur le parcours linguistique, vous pouvez bien entendu me contacter à l’adresse suivante : alexis.ladreyt@univ-grenoble-alpes.fr.

Amélie

Promotion 2018, en doctorat de linguistique à l’INALCO (Paris)

J’ai effectué une licence en sciences du langage à l’Université Grenoble-Alpes. Dès la première année, je me suis passionnée pour la lexicologie puis la dialectologie. Après avoir réussi ma licence, je suis entrée en Master Linguistique parcours Recherche pour approfondir ma spécialité en dialectologie et géographie linguistique. J’ai eu la chance d’être très bien entourée et épaulée par les enseignants-chercheurs du GIPSA-lab UMR 5216 qui, dès ma première année de master, m’ont intégrée dans un projet ANR. Ma directrice de mémoire m’a accompagnée dans ma formation et ce projet pendant les deux années de Master.
Elle a su me guider et me donner les moyens de réussir dans ce domaine afin que je puisse poursuivre en doctorat. Grâce à la confiance que les chercheurs de l’équipe VSLD du GIPSA-lab UMR 5216 m’ont accordée dans le cadre du projet ANR, j’ai pu perfectionner mes acquis, les enrichir et apprendre le métier de chercheur. Grâce à cette expérience et au soutien de toute l’équipe du GIPSA-lab UMR 5216, j’ai été reçue en doctorat à l’INALCO où je poursuis mes recherches en dialectologie et linguistique romane.

Jarukan

Promotion 2014, actuellement professeur de langue et linguistique française à l’Université de Phayao, Thaïlande

Après une licence de français à l’Université Naresuan et une maîtrise de traduction à l’université Thammasat en Thaïlande, j’ai choisi de me spécialiser en linguistique française. J’ai décidé de venir en France afin d’approfondir mes connaissances en français ainsi que d’élargir ma culture générale sur la société française. J’ai choisi de venir à Grenoble car le coût de vie n’est pas très élevé et la ville est assez paisible mais dynamique. En outre, l’université de Grenoble est réputée pour l’enseignement de la linguistique et du Français Langue Etrangère. Je pouvais ainsi bénéficier d’une formation en linguistique et en didactique du français. J’ai bénéficié du soutien financier de l’Université de Phayao pour laquelle je travaille actuellement et de l’Ambassade de France en Thaïlande.

Les cours m’ont intéressée, en particulier la sémantique lexicale et l’élaboration d’une démarche de recherche. Le premier cours m’a permis de percevoir des éléments sémantiques transmis par des mots qui n’apparaissent pas dans le dictionnaire. Le second m’a aidée à acquérir la méthode et la démarche de recherche.

Mon sujet de mémoire de master 2 portait sur une analyse des adjectifs axiologiques dans les guides touristiques sur la Thaïlande. J’ai continué en thèse à l’université de Grenoble sur le même sujet. A l’Université de Phayao en Thaïlande, je m’occupe du cours de rédaction d’écrits académiques.

Panupan

Promotion 2017, actuellement professeur de français et de linguistique française, à la faculté des Lettres de l’université Silpakorn en Thaïlande

Après une licence de français en Thaïlande à l’université Kasetsart, j’ai fait le choix de continuer mon master à l’université de Grenoble en spécialité linguistique. En effet, cette université a une très bonne réputation pour la linguistique, où beaucoup de professeurs thaïlandais ont fait leurs études. Ils m’ont aussi donné des conseils et des appuis sur les études à Grenoble. En outre, la ville de Grenoble est une jolie ville animée, où il fait bon vivre. Avant de choisir Grenoble, j’avais été accepté en master à Lyon et j’ai beaucoup hésité. Au final, j’ai choisi Grenoble parce que les cours m’ont paru beaucoup plus intéressants. Pendant les deux ans de Master, j’ai bénéficié d’une bourse du gouvernement français, une coopération de finance entre Campus France en France et l’Ambassade de France en Thaïlande.

Il y a beaucoup de cours qui m’ont intéressés tels que la syntaxe générale et française, la sémantique, la description linguistique, l’acquisition du langage, etc. J’ai pu apprendre des choses inédites pour moi. Les professeurs sont très compétents, dynamiques et accueillants. Je pouvais leur demander l’aide et des conseils chaque fois que j’avais des problèmes, tant académiques qu’administratifs. Ils m’ont formé à être professeur de linguistique, ce que je suis aujourd’hui en Thaïlande. Et surtout je peux maintenant partager les connaissances que j’ai acquises à Grenoble avec tous mes étudiants de licence. Pendant 2 ans, j’ai beaucoup amélioré mes connaissances théoriques, méthodologiques et analytiques. J’ai eu l’opportunité de travailler avec Madame Novakova pendant 2 ans en master 1 et 2. J’ai réalisé deux mémoires portant sur l’analyse contrastive de la causalité en thaï et en français. Ces travaux bidirectionnels m’ont permis de mieux voir le fonctionnement de ces deux langues, même pour ma langue maternelle, le thaï. J’ai obtenu mon master 2 de linguistique avec mention bien. Bien sûr je souhaiter revenir à Grenoble pour y faire une thèse à Grenoble !