— 14h00 : Accueil
— 14h15
Pauline Hachette (CY Cergy Paris Université) : « Des zones et des lieux : penser l’espace contemporain avec Delta et Farouches »
Pauline Hachette suivra deux démarches d’écriture différentes de Fanny Taillandier : celle d’un récit documentaire, Delta, qui déplie les strates historiques d’un lieu autant que les intrications de sa composition spatiale, et celle d’une fiction, Farouches, où nos manières d’habiter prennent, à différentes échelles, une saillance particulière. Elle réfléchira à la manière dont ces textes nous conduisent à penser notre relation aux lieux et à leur aménagement, voire, comment ils déploient une manière d’envisager une agentivité des espaces qui pourrait être éclairée par la notion de « zone » telle que la définit Jeanne Etelain (2025).
— 15h00
Cécile Chatelet (FNRS/UCLouvain) : « Espaces, cartes et empires »
(résumé à venir)
— 15h45 : Pause
— 16h00
Élise Clerteau (UGA, Litt&Arts) : « Dans l’ombre des orages. Le flash comme procédé d’écriture dans Foudres de Fanny Taillandier »
Comme Philippe Artières, Hélène Gaudy et Marie-Hélène Lafon à l’automne 2022, Fanny Taillandier répond à l’invitation de la collection Fléchette aux éditions sun. Dans ses Foudres, le dialogue avec les Archives de la Planète s’élabore à partir des très rares photographies d’orage prises par Frédéric Gadmer entre 1908 et 1931. Selon un principe d’alternance de passages narratifs, théoriques et poétiques, l’autrice développe en cinquantaine de pages une pensée critique sur l’archive qui sonde les « jeux de lumière à l’abri des tempêtes de l’histoire » (p. 25). Le texte pointe en effet les zones d’ombre de l’entreprise archivistique planétaire en contexte colonial à la faveur de la notion polysémique de foudre. Vive et brève, accueillante aux particules comme aux illuminations, l’écriture elle-même en vient alors à dialoguer avec son objet : à la manière d’un flash, elle éclaire les autochromes d’orage par détonations successives, sans masquer la violence de l’instantanéité.